Idées cadeaux

17/11/2018

LE BROMPTON A l’ESSAI PAR JEROME SORREL

Essai sur 3 jours – aller-retour vélotaf- usage urbain et un peu plus loin-

Les plus :

  • Agilité
  • Passage et étagement des vitesses
  • Versatilité
  • Freinage
  • Look

Les Moins :

  • Comportement déroutant au début comparé à un vélo aux roues de 700’
  • Confort sur route pavée ou abîmée
  • Pas d’équipement urbain de série (garde-boues, béquille, éclairage, porte-bagage) mais en option

Pour qui ?

Le/la cycliste au quotidien qui souhaite garder toute la flexibilité de pouvoir alterner sur le même trajet entre le vélo, le métro, la voiture, le bus (la multi-modalité). Cycliste qui a de l’espace de stockage limité chez lui et/ou au bureau.

Kilomètre 0 a mis à ma disposition un Brompton 6 vitesses dans sa magnifique livrée rouge et grise, équipé de la selle Brooks Cambium rouge et du cintre « S Type ».

Prix  moyen constaté au catalogue : €1,490  – Poids annoncé 11.5kg

Conditions du test :

  • Météo automnale, très clémente. Pas de pluie, 12/23°c
  • Week-end pour prise en main et découverte de la machine
  • Allers-retours urbain/interurbains aux horaires de bureaux (environ 10km par trajet)
  • Environ 100km effectués à son guidon pendant 4 jours – dont une sortie de 50km
  • Testé par mes soins et Emmanuelle, ma femme, pour avoir son ressenti féminin.

 

Je ne me suis pas fait prier trop longtemps quand Guillaume du Kilomètre 0 m’a proposé de tester ce vélo quasi mythique et presque sans équivalent sur le marché du cycle urbain, le fameux Brompton. Cette marque jouit d’un capital sympathie et d’une aura très particulière chez les cyclistes, aguerris ou non, avertis ou non. La marque a même son forum dédié, tenu par des passionnés. Il faut dire, que la promesse de ce vélo est alléchante. Vélo qui a tout d’un grand et qui pourtant une fois plié se glisse partout, sans encombrer l’espace, il tiendrait dans une (grosse) boîte à chaussures. Après m’être fait expliquer la procédure pour plier le vélo correctement et rapidement, je peux l’enfourcher pour quelques kilomètres dans Paris.

Ce vélo a une bonne bouille, il pourrait passer pour un gadget ou pour un vélo pour enfant mais très vite on se rend compte que nous sommes aux commandes d’un vrai vélo, qui n’a qu’une envie, vous accompagner partout, tout le temps, loin. Les petites roues (16’) confèrent au vélo une vraie nervosité, ce modèle d’essai est chaussé en Schwalbe KOJAK et les pneus sont très roulants et aussi confortables que possible. Evidemment revers de la médaille, des roues aussi petites ne peuvent pas faire de miracles en termes de confort sur les pavés ou routes abîmées. Quand une roue de 700’ survole les irrégularités sur bitume, sur le Brompton, il est prudent d’éviter les trous et si les pavés sont inévitables, alors tenir fermement le cintre et si possible alléger le train avant. Ce vélo est trop agile pour tenter un suicidaire « look mum no hands ».

La version essayée est dépouillée des équipements urbains. Pas de d’éclairage, pas de garde-boue, pas de béquille ni de porte-bagage. Personnellement, je préfère les vélos les plus simples possible. Je suis servi. Pas d’inquiétude cependant, la marque, qui n’est pas un lapin de trois semaines (le premier Brompton est sorti des usines en 1982), propose l’ensemble de ces équipements en option. Evidemment cela fait monter la facture et le poids. Aucun impact par contre sur l’encombrement du vélo, ni en roulant ni une fois plié.

Comme les grands, il y a deux shifters pour les vitesses. 3 vitesses sur le côté droit et 2 vitesses (symbolisées par un + ou un -) sur le côté gauche du cintre. Les vitesses est une combinaison de moyeu et de dérailleur et l’étagement est parfait en usage urbain. Un peu court si l’envie d’aller avaler des bornes vous prend. J’ai, à dessein, emmené le vélo au-delà du programme pour lequel il est conçu. Lors de ma virée de 40km, j’ai regretté deux choses, ne pas avoir un cintre course, pour fendre l’air plus facilement et ne pas avoir la possibilité de mettre des pédales automatiques. Je ne sais pas si ces pédales existent mais il y aurait probablement une demande pour des pédales types SPD, lorsque l’on sait que certains n’hésitent pas à partir autour du monde avec ce vélo. A noter aussi, les vitesses ne passent que si vous arrêtez de pédaler, le silence du passage de vitesse est bluffant.

La selle Brooks Cambium C17 est, vraiment, un parfait équilibre de design et de dureté. Je serais tenté de dire que j’ai posé mes fesses sur une selle en fer recouverte d’un gant de velours.

Rien à redire sur le freinage, si ce n’est que le frein avant est à droite et le frein arrière à gauche. Il ne peut renier son origine d’Outre-Manche !

Brompton, depuis plus de 35ans propose bien plus qu’un vélo pliant. Pendant quelques jours, j’ai eu un compagnon qui m’a suivi partout, m’a attendu patiemment à mes pieds au bureau, dans un coin de mon salon, j’ai presque eu envie de lui offrir un panier pour son confort. Ce vélo est un véritable animal de compagnie. Il vous suivra partout avec bonne humeur, ne montrera jamais de signes d’impatience si votre journée au bureau s’éternise. Il sera par contre toujours partant pour vous emmener faire une petite balade en ville. Je me suis d’ailleurs entendu clamer à la maison « Chérie, je sors le Brompton, je reviens dans 20 minutes ». Un vélo très attachant, d’ailleurs le ramener chez Kilomètre 0, à la fin du test, a été un véritable crève-cœur. Si vous craquez et que vous vous posez la question « qui pour le garder pendant vos vacances ? » n’hésitez pas à me solliciter, je m’en occuperais très bien.

Si vous voulez plus d’informations sur ce vélo ou configurer le Brompton de vos rêves, l’équipe du magasin saura vous guider, que vous fassiez 1m20 ou 2mètres, ce vélo vous accompagnera partout, tout simplement. Et si l’équipe de concepteur de Brompton lit ce retour d’essai : Les gars pensez à graduer la tige de selle avec des numéros, de 1 à 15 par exemple, cela servira de repère pour le réglage de la hauteur de selle. Puisque dès que l’on plie le vélo on perd la hauteur de selle. Et au quotidien, c’est parfois pénible même si j’imagine qu’à l’usage on retrouve la hauteur, du premier coup d’œil… mais à l’usage seulement !

Jérôme Sorrel