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18/09/2018

VELO DE VILLE TESTE PAR JEROME SORREL, AMBASSADEUR KILOMETRE 0

Essai sur 3 jours – aller-retour vélotaf- usage urbain-

Les plus :

  • Confort
  • Equipement (rien ne manque)
  • Moyeu électrique
  • Freinage
  • Prise en main
  • Look passe-partout

Les Moins :

  • Coup de main à prendre pour remonter les vitesses au démarrage
  • Relativement lourd
  • Encombrement général
  • Look un peu trop passe-partout

Pour qui ?

Le/la cycliste au quotidien qui ne veut pas faire de concession sur le confort et la sécurité à vélo. Un(e) utilisateur (trice) qui ne veut pas se soucier d’entretien. Un vélo « plug & ride »

Nous avons essayé pour vous ce beau produit proposé par Velo-De-Ville : le CEB 800 E PREMIUM

Conditions du test :

  • Météo estivale propice à une petite suée en haut de Montmartre
  • Week-end pour prise en main et découverte de la machine
  • Allers-retours urbain/interurbains aux horaires de bureaux (environ 15km par trajet)
  • Environ 70km effectués à son guidon pendant 3 jours
  • Testé par mes soins et Emmanuelle, ma femme, pour avoir son ressenti féminin.

Après un rapide tour du vélo en magasin pour s’assurer que tout est compris sur son mode de fonctionnement, me voilà parti sur ce beau vélo pour un petit tour afin d’apprivoiser l’électronique embarquée.

La première impression en regardant ce vélo et le manipulant pour le sortir du magasin ; il paraît encombrant. Et évidemment plus lourd que mon vélo sec utilisé au quotidien, mais l’équipement et l’allure générale inspire une confiance totale. En termes d’équipement pour une utilisation urbaine quotidienne, rien ne manque :

Feux avant et arrière, porte-bagage, garde-boue, béquille, tige de selle avec amortisseur, fourche télescopique, carter de chaîne, sonnette. Il manquerait peut-être un panier à l’avant, pour ceux qui comme moi sont toujours stressés à l’idée de perdre, sans s’en rendre compte, le sac posé derrière sur le porte-bagage. D’autres aiment avoir une direction légère et non contrariée par un arrimage sur le devant de la scène. C’est une question de préférence.

Lorsque j’essaye un vélo, j’aime dans un premier temps ne pas regarder de trop près comment il est équipé (groupe, pneus, puissance de la batterie etc) afin de me concentrer d’abord sur le ressenti pendant les 15/20 premiers kilomètres. Ensuite je me penche sur les détails.

Et je suis bluffé par le confort du vélo. La selle large est un fauteuil, sans pour autant gêner le pédalage. Les amortisseurs jouent leur rôle à merveille et la position bien droite, avec les mains qui viennent se poser sur le cintre est une invitation à prendre le chemin des écoliers, le matin, en allant au bureau. Aussi le moyeu électrique Rolhoff est un peu déconcertant -de simplicité d’usage- mais vous vous en douterez on s’y fait très vite.

Les commandes tombent naturellement et le contrôle du tableau de bord sur l’écran Bosch est très facile. L’assistance réglable en roulant est également d’une simplicité enfantine. Même si on peut se demander si les 5 niveaux proposés sont véritablement nécessaires. Entre 0 et Turbo, il y a les modes eco/tour/sport. Mais allons-nous véritablement nous plaindre d’avoir le choix ? En fonction de votre forme, de la météo, du trajet que vous allez emprunter, à l’usage, il y a fort à parier que ce confort est appréciable.

Le freinage est également un point intéressant. Les Magura hydrauliques sont onctueux au touché et néanmoins efficaces sur la descente du Mont-Valérien par exemple. Nos 122kg combinés s’arrêtent au millimètre (c’est moi qui qui suis très très lourd, pas le vélo). A noter néanmoins que le test a été effectué sous des conditions météo très clémentes et que nous n’avons pas pu les essayer sous une pluie fine et grasse. A ce propos, le vélo vient monté de pneus Schwalbe Marathon, d’une résistance à la crevaison redoutable, mais pas spécialement connus et reconnus pour leur tenue de route sur le bitume humide. Encore une fois, il est autorisé de penser que le travail de la fourche avant devrait permettre d’avoir une bonne tenue de route en cas de freinage d’urgence. Quoi qu’il en soit le touché et le ressenti se rapproche grandement des freins à disques qui équipent de plus en plus ce type de vélo.

L’encombrement visuel et ressenti à l’arrêt s’efface complètement une fois que nous sommes en mouvement. J’aurais cru avoir un cintre trop large pour me faufiler dans les embouteillages parisiens, mais à l’usage, il n’en est rien. Le centre de gravité est assez bas et même s’il faut prendre le coup de rein sur une manœuvre à très basse vitesse, le vélo se faufile, comme un grand. Attention cependant à bien vous familiariser avec le moyeu électrique, au risque de vous retrouver à pédaler dans la semoule pile au moment où vous aviez besoin d’un démarrage éclair ! Avant de conclure, il convient de souligner la qualité du moyeu électrique Rolhoff. Ça ne craque jamais, le changement de vitesse automatique à l’arrêt est réglable. Une fois le fonctionnement compris on est ainsi toujours sur le bon développement, pour démarrer au feu, à l’intersection. A mon goût les 3 premières vitesses sont inutiles, parce que trop courtes, mais encore une fois, tout le monde n’a pas des cuisses d’acier aussi performantes que les miennes !!

En conclusion La société Franco-Allemande Vélo de Ville nous propose ici un vélo qui fait presque un sans-faute. Certains pourraient lui reprocher son look très passe-partout, pour ma part, pour un usage urbain et quotidien je trouve que ce n’est pas plus mal. Aussi, moyennant de simples réglages de hauteur de selle et de hauteur de cintre le même vélo conviendra parfaitement à deux cyclistes de la même famille qui affichent 25 à 30 cm de différence sous la toise. Ceci n’est pas négligeable lorsque vous envisagerez l’achat de ce vélo. Evidemment la qualité a un prix mais pour une utilisation urbaine et quotidienne sans concession, ce vélo coche toutes les cases.

Si vous voulez plus d’informations sur ce vélo ou ce que la marque Vélo-De-Ville est capable de vous proposer, rendez-vous au magasin. La marque Vélo-de-Ville permet un montage à la carte et notre équipe se fera un plaisir de vous conseiller et guider pour coller au mieux à vos attentes, besoins et votre budget. Le plus difficile finalement sera de vous décider quelle couleur (parmi les 20 proposées au catalogue) de cadre ira le mieux avec votre tailleur préféré ou votre costume de gala ou vos escarpins aux couleurs de la Jamaïque.

 

Jérôme Sorrel