Voyage à vélo

Quelle application utiliser pour vos voyages à vélo ?

Pour se déplacer à vélo, c’est simple il suffit de monter sur son vélo et de suivre les indications du GPS ? Non ? Alors oui, mais c’est souvent un peu plus compliqué que cela. D’abord à vélo on préfère souvent les itinéraires alternatifs, avec moins de circulation. Il faut également avoir une idée du trajet, ou disposer d’une trace préparée en amont. Enfin, c’est mieux de pouvoir suivre le GPS sans avoir le téléphone à la main.

Pour ce dernier point, au-delà des GPS dédiés au vélo façon Garmin et Wahoo, le plus simple reste d’utiliser son smartphone. Il faut pour cela avoir un système de fixation fiable. Au Kilomètre Ø on vous propose le SP connect qui existe pour une variété de smartphones. Celui-ci se fixe directement sur la potence et vous laissera les mains libres pour suivre votre itinéraire à vélo. Il existe également son pendant chez Topeak. L’avantage est que la coque sera à la fois utile à vélo et au quotidien. Il protège bien votre précieux smartphone avec sa texture en caoutchouc qui absorbe les chocs.

SP connect
Fixation SP Connect
Ride Case Topeak

Une fois le téléphone fixé, reste encore à suivre une trace. Pour cela, il existe le classique Google Map. Cette solution fonctionne plutôt bien et propose des itinéraires souvent assez adaptés au vélo. Encore heureux, vu la base de données conséquente du fournisseur 😊. Il est tellement optimiste qu’il vous fera souvent passé par des trajets Gravel, sans que vous n’ayez rien demandé. C’est pour moi la force et la limite de cette solution, car il ne vous demandera pas quel type de vélo, ni quel type de terrain vous allez rouler. Pour peu que vous sortiez à la campagne, il y a de grandes chances que vous rouliez dans des champs. Sympa l’été, un peu moins l’hiver quand ces chemins ont été labourés par des tracteurs la veille.

Le « grand » concurrent de Google Maps, est Komoot. Ce service se présente à la fois comme un service GPS, mais également comme un outil de création d’itinéraires vélo. L’interface web vous permet de construire votre trajet comme vous le souhaitez, puis de vous laisser guider sur votre smartphone ou GPS Wahoo. Il y a pas mal de hype autour de ce service actuellement. Les outils sont plutôt bien faits, mais si vous aviez l’habitude d’utiliser Google Maps pour construire vos trajets, cela fera la même chose. D’autant plus que les données cartographiques sont issues de Open Street Map donc les propositions seront aussi fiables (en positif comme en négatif), que le service collaboratif. A savoir que Komoot est payant mais pour 30 EUR, ce n’est pas excessif.

L’interface web de création d’itinéraires de Komoot.

Récemment Strava a également mis à jour son outil d’itinéraires. Vous pouvez faire un essai gratuit pendant 60 jours, mais cela nécessitera d’ajouter vos informations de carte bancaire. Comme d’habitude avec ce genre de systèmes, ils espèrent que vous oubliiez de résilier avant la fin de l’essai. A vous de voir 😊 Le Youtuber JCD vient d’ailleurs de publier une vidéo test du service d’itinéraires de Strava.

Et si j’ai déjà ma trace ? Si vous roulez souvent en suivant des traces déjà existantes comme par exemple celles du CC, ou celles disponibles sur MountNPass, sur France Vélo Tourisme, Bike Map, VisuGPX et bien d’autres encore… vous allez vouloir la suivre. Avec un GPS Garmin ou Wahoo, c’est plus ou moins simple, il faut la charger et le GPS vous guidera. Si vous utilisez votre téléphone vous ne pouvez pas, par exemple, utiliser Google Maps, car il n’autorise pas le suivi d’une trace. A l’inverse vous pouvez utiliser Komoot mais celui-ci nécessite d’avoir acheté préalablement la région.

Pour toutes ces raisons je vous invite à tester BikeGPX. Une application très simple, disponible sur iOS et Android et qui ne fait qu’une chose : afficher la trace de votre parcours sur une carte.

La trace du Week-end téléchargée depuis Sortir de Paris à vélo
La liste de mes traces vélo.

Il est possible de connecter l’application à votre Shimano Di2

Pour uploader votre trace, plusieurs options s’offrent à vous. J’utilise couramment l’upload sur le site https://bikegpx.com/. Cela vous permettra d’uploader le GPX puis de l’ajouter dans votre application en scannant le QR code. Seul souci : ouvrir la page avec Edge ou Internet Explorer. Sinon, vous pouvez également ajouter le fichier directement en collant l’url dans l’application si celle-ci est hébergée sur garmin, strava ou ridewithgps.

Une fois le GPX ajouté dans l’application, vous sélectionnez le parcours dans la liste et c’est parti pour la sortie vélo ! L’application vous affiche une ligne rouge avec votre position géolocalisée. Une application minimaliste, sans fioriture mais surtout efficace.

Une fois le parcours vélo uploadé, vous pouvez scanner le code affiché.

Cette application est gratuite ! Si vous voulez soutenir le développeur ou bien si vous souhaitez deux ou trois options supplémentaires, comme l’affichage du dénivelé à venir (en vrai, c’est super), vous pouvez l’acheter pour 4,50 EUR. Personnellement je l’utilise très régulièrement.

Au rang des options possibles, j’aimerais bien avoir le choix du fond de carte. Sur iphone, BikeGPX utilise Apple Maps. Pas de soucis particuliers avec ça, mais Apple ne propose pas de téléchargement d’une carte. Lorsque vous serez sur votre vélo, soit vous laissez activé la 3G/4G pour avoir le fond de carte, soit vous l’activez de temps à autre pour laisser le smartphone télécharger la carte aux alentours, soit vous faites comme moi et vous désactivez complètement la data et vous suivez simplement la trace. L’avantage c’est que sans Data, la batterie vous remerciera. Contrairement à un GPS vélo dont l’écran est souvent peu lisible (petite taille), votre écran de smartphone est grand, c’est très simple de suivre la route même sans fond de carte.

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